« Etes vous en mesure de faire face à l’afflux de 50000 nouveaux médecins en 2040? Non bien sûr que vous en êtes incapables ! »
voilà ce qui a été entendu à la réunion du 11 février dernier .
Faire preuve d’autant de mépris envers les départements est habituel de la part du national, donc pas de quoi se formaliser…
Par contre, malgré le contrôle du budget, la lecture des PV de séances, les différentes analyses de l’activité des départements par la cour des comptes, force est de constater que les élus du national ignorent totalement le travail fait par le département. « j’ai été président de département » a affirmé le président du national (sa biographie le prouve) mais il n’a pas du se pencher beaucoup sur le travail du petit personnel !
Soyons sérieux ! Bien sûr que les départements sont à même de traiter tous ces dossiers . Ils le prouvent tous les jours .
Mais cela ne coïncide pas avec le discours du national qui sous entend que le département est un incapable , et qui dit que grâce à lui , il va peut être servir un jour à quelque chose surtout après avoir été repris en main efficacement par Paris. Cela permet au même national de se vanter des actions départementales en expliquant en être à l’origine .
Enfin pour bien maintenir la pression sur le département, il menace régulièrement de le faire supprimer ( par les députés , la cour des comptes , l’inspection des finances ..etc). Cela sert à terroriser le petit peuple et à le maintenir en état de faiblesse et donc d’obéissance .
Bon, je pense que l’on peut regarder maintenant la situation avec lucidité…
On peut déclarer simplement au National : « va jusqu’au bout de ton raisonnement,et supprime le département. Car tu juge que la région et le national sont seuls à même de faire tourner correctement l’institution . En supprimant tous ces incapables, tu pourra tranquillement t’épanouir comme tu le souhaite »
Mais il faut tabler sur quelques effets secondaires : ainsi les confrères (qui paient la cotisation) restent tout de même attachés à la structure du département. Ils peuvent être déstabilisés par sa disparition et devenir ronchons envers l’Ordre. Voire du coup demander sa disparition en rechignant a régler leur participation.
Pour un parisien loin du terrain c’est sans importance , mais dans le contexte actuel des multiples affaires mettant en cause l’ordre ( de prés ou de loin), cela peut déclencher un phénomène incontrôlable et dont la radicalité peut tout emporter.
Il est toujours facile de vouloir commander à la Trump (cela a un coté simple et reposant pour le chef). Mais pour faire avancer une institution complexe il est nécessaire de s’appuyer sur l’existant en respectant ses différents composants, ou bien, on pratique la politique de la terre brulée avec les risques que cela comporte…
Patience et longueur de temps font mieux que force et rage (La Fontaine )