Voilà un conseil salutaire à donner aux élus du CNOM.
Nous recevons un flux continu d’instructions, mises en garde, voire remontrances, sur l’action du département.
Or, les choses ne sont pas si simples…
Le Monde vient de publier un article sur les médecins interdits d’exercer et qui continuent leur activité malgré tout. Devant les interrogations de la presse, les explications sont, il faut le dire, surprenantes :
L’information passe mal !!! Ah bon !
Doit-on comprendre qu’en haut lieu, dans les cercles du pouvoir, dans les milieux qui savent, rien n’est parfait !
Comment est-ce possible ? Comment un parangon de vertu, un aficionado de la qualité, comme le CNOM, peut-être mis en difficulté ?
Voilà une bonne question, et nous allons nous pencher sur cette énigme :
La justice, les pays européens, les hôpitaux, ne communiqueraient pas avec l’Ordre National !
Et le Conseil National est le seul interlocuteur autorisé de ces institutions. A charge pour lui, de répercuter ces informations auprès des départements.
Il semble que ces infos soient très mal distribuées !
De plus, le département étant le seul responsable de ces inscriptions, il peut être accusé très facilement de négligence (ce qui aurait permis à ces gens d’exercer).
Rendons à César ce qui lui appartient : sans info de la justice, il n’existe aucune raison valable d’empêcher une inscription suite à une condamnation non connue.
D’où la conclusion qui s’impose : Le Conseil National ne remplit pas son rôle dans les cas en question.
Il faut mettre en balance le discours officiel de ce même national, expliquant à tout le monde que la reprise en mains des départements réglera tout.
Que nenni mon bon monsieur, car ces erreurs sont les siennes, et non celle des départements.
Pour conclure :
Le Conseil National devrait faire la preuve qu’il sait correctement remplir ses propres missions institutionnelles, de même qu’il ne dilapide pas inconsidérément l’argent des confrères (par un séminaire sous le soleil Corse plutôt qu’à Paris), plutôt que de donner des leçons de morale aux autres.
Il passerait moins pour ce qu’il n’a pas besoin de passer….