Le Président du CNOM vient d’envoyer un courrier type « adresse à la nation » concernant la possibilité d’un exercice complémentaire.
On connaissait la possibilité d’un double DES avec un choix nécessaire au moment d’exercer. Mais là, il y a de multiples inconnues en perspective …
Tout d’abord, il semble que cette possibilité se coordonne avec la spécialité de base. Donc, ça risque se limiter à une surspécialité comme orthopédie et chirurgie de la main. Cela va t il déboucher sur une notion d’exercice exclusif éliminant l’orthopédie générale et ne conservant que la chirurgie de la main ? Alors comment va s’organiser la certification dans un tel cas ?
Ensuite, comment gérer les « digressions » possibles type médecine générale et chirurgie ou pneumologie et anesthésie etc. …
Bref, tout cela relève de juristes ultra spécialisés du Cnom avec l’aide des Sociétés Savantes de chaque spécialité ; donc que viennent faire dans la boucle les départements ? Dans un tel dossier, rien du tout.
Les problèmes principaux dans le département :
* La remise à niveau des médecins posant soucis dans leur activité de terrain.
* La possibilité de changer de spécialité (d’orientation) en cours d’exercice sans trop de complications universitaires et/ou de terrain.
Si bien que les annonces de Paris s’apparentent à de la gesticulation.
Il est nécessaire d’attendre plus longtemps pour voir si d’autres modifications sont prévisibles et les effets de cette modalité nouvelle …
A propos, on nous rebat les oreilles de modifications majeures du Code de la Santé Publique … J’avoue n’en avoir rien lu, aucune proposition ou autre n’ayant été discutée en séance plénière …
Enfin, pour revenir sur une autre annonce triomphante, à savoir le vote électronique, je pense utile de rappeler que la CNIL a fait d’importantes réserves sur son utilisation, du fait du risque majeur de fraude.