Le Conseil National contrôle désormais systématiquement les affaires impliquant des médecins, et traitées par les Conseils Départementaux (dont c’est pourtant le rôle). Et il a délivré des instructions aux CDO pour leur dire ce qu’ils doivent faire .Tout est centralisé , surveillé, contrôlé, grâce à la mise en place d’un logiciel (ORION) assurant la gestion centralisée des plaintes .
Voilà, écrite et validée, la position et la politique officielle du CNOM, quand à l’indépendance d’action du conseil départemental, pour ce qui concerne le traitement des plaintes et doléances. C’est dans un souci « d’harmonisation »… Une mise au point publique du conseil national dans les médias affirme cette politique.
Pour ma part, je parlerai de « mise au pas », car il faut tout de même rappeler que le CDO ne juge pas, n’a pas de pouvoir règlementaire d’instruction, et se contente de faire au mieux en respectant la Loi (et en cas de problème c’est au président du CDO que l’on demande des comptes). Hé bien, même ça le CNOM veux le « prendre en main », et le contrôler, pour que tout soit comme lui le veut.
Pour quiconque avait des doutes, ou était candidement dans l’attitude de penser que le CNOM ne pense que du bien des CDO, il lui suffit de lire tout simplement le communiqué de presse sur l’affaire Scoarnec. Non seulement cette déclaration est pitoyable, (« rédigé avec le cul » dirait mon jeune fils, alors qu’ils paient « un bras » un service de Com), mais elle traite les CDO comme s’ils étaient des incapables majeurs, voire la cause principale de ces ratés institutionnels. Pour ce qui est des chambres disciplinaires, je leur laisse le soin d’en saisir toute la saveur, celles-ci n’étant pas « ma tasse de thé ».
Je remarque tout de même, qu’il y a quelques mois, un de nos adhérents criait « au loup » à propos de ce logiciel Orion, mis en place de façon autoritaire. Et, le récent communiqué de Paris a le mérite de la clarté , et amène la preuve définitive du bien fondé des réserves émises à l’époque (et du danger d’un tel dispositif). Car, comme cela est nettement dit, ce dispositif informatique n’est, ni confidentiel, ni aidant, mais bien évidement une « mise sous tutelle ». Il sert au Conseil National, d’instrument de renseignement, et de contrôle, des plaintes et affaires traitées par les départements. Cela prouve un espionnage institutionnel (pas aussi poussé qu’Echelon mais surement pas bienveillant) avec pour conséquences, des mises en cause futures au vu des éléments du déroulé des décisions départementales. Car tout sera connu et facilement (analysé) critiqué (d’un clic)
En dehors du fait que cela lie complètement le CDO à l’autorité parisienne, cela met gravement en cause son indépendance d’action (du fait des intentions interventionnistes parisiennes et/ou informatiques)
Alors, amis présidents, il ne vous reste que trois solutions :
Ne pas utiliser Orion et encourir les foudres de Paris, mais rester totalement libre de vos investigations et décisions …
Installer Orion, et recevoir régulièrement des instructions parisiennes pour manager vos dossiers, et rester un bon élève (un excellent « godillot ») …
Enfin installer Orion pour faire plaisir, et l’abreuver d’inepties, pour continuer à rêver candidement à un conseil départemental utile et responsable (mais ce n’est qu’un rêve)
A vous de voir ! … Mais, tout de même, lisez le communiqué sur l’affaire scoarnec, c’est édifiant (on écrit toujours trop)