L’équipe du CNO serine sur tous les tons, qu’il est indispensable qu’il centralise les activités et la gestion de l’ordre. La raison est : c’est sur l’insistance de l’Inspection Générale des Finances suite à un contrôle de gestion du CNOM…
Cet organisme d’état a pour mission de contrôler l’usage des finances publiques. Il est sous la dépendance et l’autorité du gouvernement en place. Il n’a aucun pouvoir de sanction et peut émettre des recommandations aux différents ministères.
Ainsi pour prendre un exemple concret, la suppression et donc la modification des entités juridiques de l’Ordre des Médecins (si elle fait partie des recommandations) ne peut passer que par la voie législative (et donc un vote au parlement). A mon sens, si les départements se mobilisent, les chances de réussite d’un tel vote sont faibles.
Par contre, on peut utiliser l’effet épouvantail d’une telle mesure, brandie par un organisme mal connu et donc craint.
C’est ce que je nomme « la position du Croquemitaine »
A savoir « si vous n’obéissez pas, le croquemitaine viendra vous dévorer »
Cet opportunisme de situation, les plus vieux présidents le connaissent très bien. Par exemple le président Glorion l’avait très modestement tenté, en son temps, sans trop insister, il faut le dire. C’est dire si tout cela est une technique de manipulation ancienne.
Mais pour nous, confier les clés de notre département à Paris, sans autre contrepartie qu’un financement sous tutelle, est plus que téméraire, c’est imprudent. Car si Paris gère nos finances, notre personnel, nos locaux, nous n’aurons plus aucune indépendance, ni marge de manœuvre.
Ha si, il nous reste d’assumer toutes les conséquences juridiques et pénales de cette situation du fait de notre personnalité juridique.
Bien sûr, il nous est promis du personnel en nombre, mais, sous réserve de validation par la commission financière ad hoc du CNOM …
Enfin nous dire et redire qu’il nous faut nous recentrer sur nos missions de médecin est franchement baroque !
Car la vie quotidienne des départements, montre que les demandes (les attentes) des confrères sont multiples, variées, parfois étonnantes, et sortent souvent du champ médical. Vouloir les scinder en différents domaines d’où nous serions plus ou moins exclus car a priori incompétents est totalement hors sol… Je le redis : la réalité est toute autre
On ne peut pas occulter le travail quotidien selon son bon plaisir, car, il faut le souligner, maltraiter les médecins de terrain est contraire à la philosophie du Conseil Départemental de l’Ordre…
A propos de travail quotidien, qui a pu consulter la nouvelle rédaction des 65 articles du code de déontologie modifiés unilatéralement par le CNOM ?
Ca c’est concret et factuel et a une action directe sur le travail départemental !